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La clinique des relations
publiques
Comment répondre aux questions difficiles
Par Bernard Gauthier, MA
Nous aimerions tous un jour voir un journaliste nous poser la question suivante : « Pouvez-vous me parler des belles réalisations que votre entreprise accomplit en ce moment? » Bien sûr, ce serait agréable, mais il est peu probable que cela se produise. La plupart du temps, les journalistes posent des questions sur les aspects de votre organisation et de votre travail qui prêtent à controverse, qui sont conflictuels et qui sont susceptibles d’avoir un impact important sur le public, les gouvernements et les entreprises. Mais rassurez-vous! Lorsqu’on sait répondre aux questions difficiles, on peut transformer celles-ci en occasions de communiquer ses messages de manière efficace. Voici cinq choses à faire et à ne pas faire pour tirer pleinement profit des occasions qui se présenteront à vous.
- Préparez-vous aux questions difficiles
La première étape consiste à s’informer sur les questions qui concernent votre association et à comprendre comment celles-ci affectent le public, le gouvernement et les partenaires. Le fait de connaître le sujet vous aidera à prévoir les questions difficiles des journalistes. Un point à retenir : pensez comme un journaliste ou ayez un journaliste au sein de votre équipe. Lorsque vous aurez relevé les questions difficiles qui pourraient vous être posées, préparez des réponses courtes et efficaces, qui se rapportent au sujet abordé et qui sont adaptées à l’auditoire concerné. Vous pourriez décider de confier cet exercice à un comité, qui s’en acquittera en quelques heures.
- Profitez des occasions de répondre aux questions difficiles
Lorsqu’on vous demande de participer à une entrevue portant sur des questions embarrassantes, saisissez l’occasion qui se présente. Dans la mesure du possible, vous devez éviter de dire aux journalistes « Je n’ai aucun commentaire à formuler », cette terrible réponse qui sonne la victoire morale de l’autre « protagoniste ». Acceptez l’invitation à participer à l’entrevue, trouvez le bon porte-parole et choisissez une heure et un endroit qui faciliteront le déroulement de l’entrevue.
- Répondez aux questions difficiles
Plusieurs techniques connues sont utilisées par les porte-parole pour éviter de répondre à des questions embarrassantes. Cependant, si le porte-parole se montre maladroit, le public et le journaliste s’en apercevront tout de suite. Il restera alors dans l’esprit des gens que votre organisation a évité la question, et pire encore, qu’elle a quelque chose à cacher. Adoptez plutôt une attitude respectueuse envers l’auditoire et énoncez clairement votre position concernant les questions difficiles qui vous sont posées. En faisant connaître publiquement, de manière concise et claire, la position de votre organisation, vous faites preuve de leadership et démontrez votre responsabilité.
- Ne vous contentez pas de répondre aux questions
Les questions que les journalistes vous poseront sont souvent contraignantes ou destinées à réduire votre intervention à un certain type de discussion (c.-à-d. vous êtes sur la défensive, vous réagissez à ce que d’autres personnes ont dit), ce qui vous compliquera la tâche de présenter le point de vue de votre organisation. Pour surmonter cette difficulté, proposez une perspective plus positive lorsque vous commentez le sujet abordé (« C’est une façon de voir la question, mais je crois qu’il est important de tenir compte de la façon dont… »). L’important, c’est d’arriver à présenter votre point de vue sur la question.
- Ne vous sentez pas forcé de répondre à toutes les questions
Il arrive parfois que, pour des raisons juridiques, politiques ou techniques, vous ne puissiez répondre à une question. Dans une telle situation, il est important d’expliquer pourquoi vous ne pouvez répondre, de promettre de fournir l’information demandée dès que vous le pourrez et de répondre en communiquant un autre message clé se rattachant à la question (« En fait, ce que je peux vous dire pour le moment, c’est que… »).
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